PREMAT (ULille)

Date: 2023

Financement du projet: AAP Premat ULille

Porteuse du projet: Yvonne Delevoye

ARéVir (CPER ENHANCE)

Date: 2023

Financeur: CPER Enhance 2023

Porteur: Yannick Wamain

Objectifs: Alors que les approches traditionnelles de la cognition postulent que les processus perceptifs sont un préalable pour agir adéquatement sur l'environnement, la théorie de la cognition incarnée propose une vision non sérielle des processus cognitifs et postule d’interrelations entre perception, action et cognition (Barsalou, 2008). Le couplage perception-action est également une pierre angulaire des théories écologiques de la perception (Gibson, 1979), qui proposent que les observateurs perçoivent leur environnement en fonction des possibilités d’actions offertes par ce dernier (un phénomène appelé affordance). Les causes et les conséquences de l'évocation des affordances seront au cœur de la présente proposition. En se référant au cadre théorique de la cognition incarnée, l'objectif général sera de modéliser comment les affordances déterminent la façon dont les humains perçoivent et interagissent avec leur environnement. Nous tenterons de comprendre pourquoi des situations affordantes peuvent avoir un statut particulier au niveau perceptif et comment les apprentissages moteurs permettent la sélection parmi plusieurs affordances. Avec l'essor des recherches neurocognitives en perception-action, le concept d’affordance a évolué depuis la description faite par Gibson. Dans le cas de la perception d'objet, le terme de micro- affordances a été proposé afin de décrire l’évocation des représentations d'action typiquement associées à cet objet (Tucker & Ellis, 2001). Ces micro-affordances seraient évoquées de manière incidente au cours de la perception d’objets visuels (Borghi et al., 2006 ; Godard, Wamain, & Kalénine, 2019). L'évocation de ces représentations d'action se traduit au niveau comportemental par des temps de réponse plus courts pour catégoriser un objet visuel lorsqu'il est précédé de la présentation d'une posture de la main similaire à la prise nécessaire pour interagir avec lui. Au niveau neuronal, ce phénomène a été soutenu par une plus forte activation des réseaux moteurs cérébraux pour les objets fabriqués hautement manipulables comme les outils (Proverbio, 2012) par rapport aux objets faiblement manipulables. Cependant, il existe plusieurs façons d'interagir avec un objet, suggérant que plus d'une représentation d'action pourrait être évoquée par le même objet. Par exemple, on peut saisir une calculatrice positionnée sur un bureau de manière spécifique si l'objectif est de la ranger dans le tiroir du dessous. Cette action est différente du geste d’appui qui serait nécessaire pour utiliser la calculatrice afin d’effectuer une multiplication. Ces deux actions reposent sur deux types d'affordances différentes (Buxbaum & Kalénine, 2010). Actuellement, la manière dont ces différentes affordances participent à la perception des objets manipulables reste floue. Par exemple, même si une large littérature a mis en évidence que les jugements sémantiques effectués sur des objets visuels sont affectés par l'évocation d'affordance, seules quelques études ont étudié l'impact de l'évocation d'affordance sur la détection d'objet. Ainsi, il reste à déterminer si différentes représentations d'actions contribuent à la détection d'objet de la même manière, et pourquoi une action spécifique sera évoquée par rapport aux autres. Nous étudierons en particulier si l’apprentissage de nouvelles actions associées à l’objet modifient la perception visuelle de cet objet. Dans le domaine de l'action, un modèle de compétition entre affordances a été proposé pour simuler comment le système cognitif sélectionne la représentation d'action adéquate (geste) parmi plusieurs alternatives (Cisek, 2007). Ce modèle suppose l'existence de deux processus parallèles appelés « spécification d'affordance » et « sélection d'affordance ». Le premier correspond à l'évocation des affordances par l'environnement tandis que le second renvoie à la compétition et au biais vers l’ affordance pertinente dès lors que l’individu a l’intention de produire une action. Bien que ce modèle soit bien accepté dans le domaine de l'action (par exemple Jax & Buxbaum, 2010), très peu d'études ont investigué la spécification d’affordances et les processus de sélection entre affordances en l'absence d'action manifeste. Dans ce contexte, la manière dont le système cognitif traite les objets manipulables et gère les différentes actions qu’ils évoquent au cours de situations de simple perception est loin d'être claire. Nous étudierons donc spécifiquement comment la compétition entre affordances est résolue lors de la simple perception d’objets manipulables.

MMILA (CNRS Prime 80)

Date: 2022-2023

Financement du projet: CNRS Prime 80

Porteuse du projet: Tatjana A. Nazir

LAI

Date: 2021-2024

Financement du projet: Université de Lille

Porteuse du projet: Angela Bartolo

CiPSI Laboratory University of Minho (Portugal) & SCALab University of Lille (France)

 

KinAImotion (CNRS Prime 80)

Date: 2020-2021

Financement du projet: CNRS Prime 80

Porteuse du projet: Yvonne Delevoye-Turrell

Site web

ASIS (CNRS Prime 80)

Date: 2019-2020

Financement du projet: CNRS Prime 80

Porteur·euse du projet: Angela Bartolo et Mohamed Daoudi