Maimonide

Date: 2021-2022

Financement de projet: PHC Maimonide, Campus France

Porteur du projet: Yann Coello

Composition des équipes:
France : Mme Bartolo Angela*, Professeur
M. Coello Yann*, Professeur
M. To be recruited To be recruited*, PhD
Israël : M. Fishbain Barak*, Assistant professor
Mme Givon-Benjo Nur*, Phd
Mme Okon-Singer Hadas*, Associated professor

DEBBORA

Date: 2020-2023

ANR: Franco-Allemand 2019

Porteur du projet: Bilge Sayim

Résumé: Percevoir consiste en une chaîne physique et physiologique complexe d’évènements. Tandis que certaines étapes isolées de la voie visuelle sont bien connues, l’étude du lien direct entre le stimulus physique et la perception reste l’un des challenges des sciences de la vision. Chez l’homme, l’activation de récepteurs rétiniens constitue le point d’entrée du traitement du signal visuel. Il est difficile de connaître la contribution d’une cellule unitaire à un percept dans son ensemble étant donné que dix milles photorécepteurs sont stimulés dans un même laps de temps en perception normale. De plus, un accès expérimental est rendu difficile par des imperfections optiques et des mouvements constants de l’œil. Néanmoins, des récentes avancées dans la microstimulation optique adaptative permettant maintenant de cibler les cellules photoréceptrices de manière individuelle dans la rétine pour isoler leur rôle. Dans ce projet, nous nous demandons dans quelle mesure chaque cellule photoréceptrice individuelle répond au percept visuel et si les signaux cellulaires élémentaires également illustrent les éléments perceptifs. Comment est-ce que l’on peut voir avec seulement l’activité d’un seul photorécepteur et comment ces éléments perceptuels se combinent et interagissent quand les stimuli sont complexes ? Nous allons essayer de répondre à ces questions par la cartographie de la stimulation hautement contrôlée des cellules multiples et unitaires et les apparences subjectives qu’elles suscitent. Tandis que la cartographie microscopique entre la stimulation de cellule unitaire et l’apparence est à ce jour absolument pas connu, il y a également un manque de la compréhension des relations entre le stimulus et l’apparence à un niveau macroscopique. Une raison vient du fait que la plupart de la recherche sur la vision utilise des mesures de performance comme l’acuité visuelle et la sensibilité visuelle pour étudier comment les stimuli visuels peuvent être détectés ou discriminés et non comment ils sont perçus de manière subjective. Pour comprendre les mécanismes sous-jacents lors de la perception de l’espace visuelle, il est cependant important d’avoir une connaissance précise de l’un des résultats centraux du système de l’apparence visuelle. Au sein de ce projet, nous allons combiner des mesures micro- et macroscopiques de l’apparence visuel, du cône isolé dans la fovéa à la série des cônes présents dans la périphérie. Dans ce but, nous développerons des nouvelles procédures pour une quantification précise de l’apparence subjective et appliquerons ces méthodes dans un nombre de paradigmes qui sont connus pour altérer l’apparence du stimulus. En combinant les techniques de stimulation optique à haut résolution de pointe à de nouvelles méthodes en psychophysique sur l’apparence dans un grand nombre d’études comportementales, nous pourrons atteindre notre but qui est découvrir la structuration des éléments impliqués dans la perception de l’espace visuelle.


EarlyPerf

Date: 2020-2022

ANR: Programme MRSEI (Montage de Réseaux scientifiques européens ou internationaux)

Porteur du projet: F. Rubellin, Université de Nantes

Porteur pour SCALab: Yann Coello

Résumé: La crise sanitaire inédite qui vient de frapper le monde a montré que les technologies numériques étaient parfois la seule manière d’accéder au patrimoine culturel, qu’il soit physique ou immatériel. Cependant, les innombrables vidéos de spectacles mises en ligne pendant le confinement n’ont pas donné à l’utilisateur, devant son écran, l’impression d’être allé au théâtre. C’est qu’il est dans l’essence de celui-ci d’être un lieu de sociabilité. Dans la période de la première modernité en Europe (XVIe-XVIIIe siècles), le théâtre prend une place importante dans l’espace social et politique; il est au cœur de la constitution de multiples réseaux. Mais l’expérience unique, vivante et protéiforme d’une représentation théâtrale d’alors semble échapper à toute conservation ou restitution patrimoniale. On sait aujourd’hui numériser les lieux, mais ces salles restituées sont souvent vides et silencieuses, loin de l’événement collectif, grouillant et sonore, auquel donnaient lieu des spectacles de Shakespeare, Cervantès, Molière, ou les pantomimes, marionnettes, opéras-comiques qui se développent au siècle suivant.
Le projet EarlyPerf veut inventer, grâce aux technologies de pointe et en collaboration avec des spécialistes des spectacles, les outils et méthodes qui permettront une immersion multi-sensorielle au cœur de spectacles dans des théâtres de la première modernité issus de toute l’Europe. Le but visé sera de pouvoir
1. Ressentir : faire l’expérience de la sensorialité et de la matérialité du spectacle. Les bruits (de parquet, de canne, de froissement de tissus), les odeurs (de suif des bougies, de parfum des nobles), la lumière inégale et l’éclairage différent selon la position dans l’espace et le système d’éclairage du théâtre numérisé.
2. Interagir : expérimenter la circulation des spectateurs, les cris entre la salle et les acteurs, les conventions sociales. La société attend un comportement précis d’une comtesse ou d’un valet et choisir d’incarner l’une ou l’autre des catégories sociales a des incidences sur la relation avec et dans le public.
3. S’immerger : a) dans quatre théâtres historiques (Drottningholm en Suède, Český Krumlov en République tchèque, Teatro Manoel, Théâtre de la Reine à Versailles) qui ont conservé leur machinerie et leurs décors; b) dans des théâtres disparus, comme à la Foire Saint-Germain à Paris ; c) dans des théâtres qui n’ont jamais été réalisés mais dont on a conservé les plans.
4. Voir, manipuler des objets habituellement réservés aux artistes et artisans du spectacle ou extrêmement fragiles, comme les machineries ou des marionnettes comme ce Polichinelle du XVIIIe siècle qui a épuisé son capital d’exposition lumière et est condamné à rester dans sa boîte. La numérisation de tels objets permettra de les manipuler en toute sécurité.
5. Découvrir dans la réalité virtuelle le savoir-faire des artistes et artisans dépositaires de traditions (ex. l’Arlequin du Piccolo Teatro de Milan, qui joue depuis 45 ans le rôle, et un fabricant tchèque de marionnettes à tringle, dans toutes les étapes de la fabrication).
L’impact sociétal de EarlyPerf est multiple. À l’échelle européenne, il s’agit de faire la démonstration de l’unicité et de la diversité du patrimoine du continent, en permettant grâce à l’immersion en réalité virtuelle de faire l’expérience, depuis un même dispositif, de spectacles à la fois éloignés dans l’espace européen et dans le temps. Le dispositif permet également d’expérimenter, dans un contexte socio-culturel du passé qui résonne encore aujourd’hui, les effets des hiérarchies culturelles entre différents spectacles, différentes salles, différentes positions dans le public, etc. En capitalisant sur des technologies, éprouvées ou en développement actuellement en Europe, mais aussi sur l’histoire et les savoir-faire de plusieurs traditions théâtrales européennes, nous pourrons mettre en place de nouveaux standards d’étude, de représentations et de médiation du patrimoine culturel.

READY-SPOK

Date: 2019-2024

ANR: Générique 2019

Porteur du projet: Angèle Brunellière

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Résumé: Le projet a pour objectif de comprendre comment les indices qui apparaissent spontanément lors d’interactions sociales contribuent à l’apprentissage et la co-construction des connaissances. En ce sens, ce projet cherche à savoir comment la communication entre individus peut modifier leurs représentations mentales au point où leurs états mentaux deviennent de plus en plus similaires à mesure qu’ils interagissent à cause d’une adaptation de leurs représentations linguistiques. Cependant, bien qu’il soit connu que les interlocuteurs convergent entre eux dans leurs productions et qu’ils manifestent des feedbacks pour indiquer qu’ils se comprennent mutuellement, il n’est pas établi qu’une adaptation des représentations linguistiques soit possible à l’issue d’une interaction sociale. Cette question amène donc à se demander si communiquer à l’oral entre individus aurait une influence directe sur le contenu et l’organisation des représentations. En combinant des approches psychologique et neuroscientifique, ce projet examine si les marqueurs de feedbacks servant à marquer la compréhension mutuelle contribuent à l’adaptation des représentations sémantiques et phonologiques à l’issue d’une interaction sociale entre deux interlocuteurs. Le projet aura aussi pour objectif de déterminer si l’expression de feedbacks est associée avec le fait de prédire les mots à l’avance lors de la compréhension d’une phrase. En ce qui concerne le niveau représentationnel, nous étudierons deux types de représentations linguistiques. Grâce à des mesures comportementales et électrophysiologiques, nous allons nous intéresser à la fois au niveau conceptuel des mots (c’est-à-dire le niveau sémantique) et à la forme des mots (c’est-à-dire le niveau phonologique). De plus, la prédiction en compréhension (c’est-à-dire prédire ce que l’interlocuteur va dire) est le mécanisme clé pouvant expliquer l’adaptation des représentations mentales. En utilisant des mesures fines comportementales et électrophysiologiques après un contexte spontané de dialogue entre interlocuteurs, le projet examinera une réorganisation possible des représentations sémantiques et phonologiques à l’issue d’une interaction sociale et les mécanismes sous-tendant cette adaptation ainsi que leur persistance après l’interaction sociale. Le projet sera coordonné par une jeune chercheuse qui travaille sur la reconnaissance des mots parlés, la mémoire sémantique et le rôle de la prédiction dans la compréhension du langage oral en utilisant des mesures comportementales et électrophysiologiques. De par des compétences complémentaires du consortium tant au niveau méthodologique que théorique, le projet sera basé sur des connaissances solides sur la reconnaissance des mots parlés et la mémoire sémantique et offrira également la possibilité de prendre en compte les connaissances actuelles sur la notion de concepts partagés en dialogue et les mécanismes prédictifs en compréhension de phrase. Cette recherche fondamentale apporte une nouvelle vision théorique de la communication orale en envisageant une adaptation des représentations linguistiques à court et à long terme après une situation de dialogue. Ce projet propose donc une approche dynamique de la communication orale en envisageant les représentations linguistiques comme flexibles. Il présente également des retombées directes pour l’éducation, étant donné que les situations d’apprentissage sont des situations où une personne tente de modifier les représentations d’une autre personne à travers la communication. La nouveauté et l’originalité du projet nous conduira à présenter nos résultats dans des conférences et revues internationales. Pour finir, ce projet contribuera à la création d’un réseau européen de chercheurs travaillant sur la communication orale humaine et les représentations linguistiques à travers différents champs disciplinaires tels que la psychologie, la linguistique et les neurosciences.

Abstract: The purpose of the project is to examine how spontaneous interactive cues conveyed during social interactions contribute to learning and knowledge co-construction. The project seeks to address the question of how communication shapes people’s mental representations, and whether people’s states of mind become increasingly similar as they interact due to linguistic representation adaptation. Even though convergence and feedback can be described as reflecting the speakers’ attempts to improve mutual comprehension, it is still unknown whether speakers adapt their linguistic representations after an interaction, that is, whether spoken human communication has a direct influence on the content and organization of such representations. This proposal, which combines psychological and neuroscience approaches, addresses the question of whether feedback, a dialogic marker used to ensure mutual comprehension, contributes to the adaptation of linguistic representations after an interaction between two speakers. It also seeks to determine whether feedback facilitates prediction in comprehension. Two types of linguistic representations will be examined. Using behavioral and electrophysiological measures, we will focus on the conceptual level of word meaning (i.e., the semantic level) and on the level of word form (i.e., phonological level). Prediction in comprehension (i.e., predicting of what the interlocutor wants to say) is seen as a key mechanism of the adaptation of mental representations. By using cutting-edge behavioral and electrophysiological measures in the context of spontaneous dialogue settings, this project will examine both the reorganization of semantic and phonological representations after the interaction and the mechanisms underlying this phenomenon and persisting after the interaction. The consortium of the project will be coordinated by a young researcher, who works on spoken-word recognition, semantic memory and the role of prediction in spoken-language comprehension by using behavioural and electrophysiological measures. Thanks to complementary skills of the consortium at the methodological and theoretical levels, the project will be based on solid scientific knowledge about cognitive models in spoken word recognition and semantic memory. It will also integrate notions such as concept sharedness in dialogue and prediction in comprehension. This fundamental research proposes a new theoretical view of spoken language communication accounting for the adaptation of linguistic representations in the short and the long term after a dialogue and it is centered on an innovative dynamic view of spoken human communication in which linguistic representations are conceptualised as flexible. It also has direct implications for education, as learning settings are typical situations in which one person attempts to modify another person’s mental representations through communication. Thanks to the novelty and the originality of project, the findings will be presented at international conferences and journals. This project will contribute to create a European network on spoken human communication and linguistic representations in the fields of psychology, linguistics, and cognitive neuroscience.

ANDEMOCHIR

Date: 2019-2022

Financement du projet: INCA (Institut National Contre le Cancer)

Porteur du projet: Delphine Grynberg & Guillaume Piessen (CHU de Lille)

Résumé:

Contexte Scientifique
Dans le cadre de la prise en charge des cancers œsogastriques (OG), la plupart des patients auront une chirurgie. Malheureusement, la morbidité postopératoire sévère atteint 30% et le taux de mortalité postopératoire à 90 jours est d'environ 13%. Plusieurs études ont identifié des facteurs médicaux et tumoraux prédisant cette forte morbi-mortalité. Cependant, aucune étude n'a évalué le rôle des symptômes dépressifs et/ou anxieux dans le faible pronostic de patients OG, malgré les données existantes en faveur d’une association entre ces symptômes et la morbi-mortalité après chirurgie cardiaque. Relativement aux mécanismes explicatifs, ces symptômes pourraient conduire à une perturbation des réponses immunologiques et inflammatoires, pouvant alors expliquer le mauvais pronostic postopératoire. Étonnamment, aucune étude n'a testé cette hypothèse alors que la question du rôle joué par ces symptômes et les réponses biologiques associées est d'une grande pertinence dans le cancer d'OG puisque 30% des patients présentent des symptômes dépressifs et/ou anxieux, les rendant particulièrement vulnérables à une forte morbi-mortalité.

Objectifs et méthodologie
Grâce à la Base Clinico-Biologique (BCB) nationale FREGAT qui recueille de façon prospective des données cliniques, biologiques et psychologiques auprès de patients OG, ce projet vise à évaluer l’association entre les symptômes dépressifs et/ou anxieux avec (1) la morbi-mortalité postopératoire auprès de patients OG, et (2) les marqueurs inflammatoires, immunitaires et tumoraux.

Résultats attendus
Nous faisons l’hypothèse d’une association entre symptômes dépressifs et/ou anxieux, morbi-mortalité postopératoire et perturbation immunologique et inflammatoire. Les résultats de cette recherche permettront de mieux comprendre le rôle des processus affectifs dans le pronostic de patients opérés d’un cancer OG pour ensuite évaluer et traiter les troubles affectifs des patients dans les premiers stades de la prise en charge.

PRISE

Date: 2017-2022

ANR: Générique 2017

Coordinateur du projet: Samuel Delepoulle (LISIC)

Partenaire du projet au laboratoire: Laurent Madelain

Résumé: La production d'images de synthèse photoréalistes requiert l'utilisation de méthodes de simulation d'éclairage, caractérisées par la présence de bruit visuel. Ce bruit disparaît progressivement en fonction de la convergence des méthodes utilisées, mais au prix de temps de calcul très élevés. Ceci est d'autant plus pénalisant pour la production de séquences d'images en relief.
Le premier objectif du projet PrISE-3D est une meilleure compréhension des mécanismes perceptifs sous-jacents à la perception d'une image de qualité, face à des périphériques de restitution stéréoscopiques aux caractéristiques variées.
Pour cela, des procédures de recherche des seuils perceptifs de convergence visuelle des algorithmes de simulation d’éclairage seront étudiées dans le cas d’images en relief. Ces seuils permettront ensuite à la fois de déterminer des critères d'arrêt automatique des calculs, via des techniques d'apprentissage automatique.
Le second objectif du projet sera de développer un moteur de rendu mixte (rendu photoréaliste dans les zones de focus de l'utilisateur, rendu temps réel dans le autres zones), utilisant les résultats concernant les seuils perceptifs et à destination d'environnements immersifs. En tenant compte des actions et du comportement de l'utilisateur, il sera alors possible de lui fournir des restitutions de grande qualité, en exploitant les limites de son champs de vision.

PACIC

Date: 2017-2022

ANR: PRC

Porteur du projet: Pascal Antoine

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Résumé: La maladie d’Alzheimer (MA) constitue un enjeu majeur de santé publique avec des conséquences pour le patient, son entourage et la société. La personne avec la maladie nécessite une aide croissante, largement dispensée par un enfant ou son conjoint. Cet entourage, sachant saisir les besoins de son proche, est essentiel à la préservation d’une qualité de vie optimale. Avec l’évolution de la maladie et de l’aide nécessaire, des stratégies psycho-éducationnelles et cognitives permettent de soutenir le proche-aidant. Ces stratégies, d’une efficacité modérée mais largement éprouvée, visent en priorité à réduire ses difficultés à faire face aux problèmes, le sentiment de ‘fardeau’ et les symptômes dépressifs. Néanmoins elles ne visent pas un changement qualitatif d’implication et de comportements et négligent les dimensions positives et relationnelles de la situation d’aide. Par ailleurs, les dispositifs existants ne sont pas toujours adaptés aux contraintes des aidants ni à leur ambivalence concernant un tel soutien.
Tenant compte de ces enjeux, PACIC va étudier la faisabilité puis tester l’efficacité de trois interventions psychologiques dispensées en ligne et destinées aux proches-aidants de personnes avec une MA. Ce projet est doublement innovant : (1) par son orientation vers le bien-être et l’acceptation et (2) par son approche d’auto-formation en ligne.
Le projet intégrera trois interventions distinctes, qui ont chacune montré leur pertinence dans le cadre de soutiens individuels mais qui restent à tester dans le cadre d’une intervention en ligne pour les aidants. (1) la pratique de la pleine conscience, (2) la psychologie positive et (3) les approches d’acceptation et d’engagement sont évaluées comme efficaces dans le cadre de soins en santé mentale et de maladies chroniques. Dans PACIC, les exercices de pleine conscience consistent en des méditations formelles réduisant les ruminations douloureuses. La psychologie positive permet aux aidants de saisir les opportunités de bien-être et de diriger leur attention sur les expériences plaisantes. Les exercices d’acceptation et d’engagement visent à améliorer la flexibilité psychologique et promouvoir de nouvelles façons de vivre en tant que proche-aidant.
Ces interventions en ligne sont conçues pour être auto-administrées et sont donc compréhensibles, faciles à appliquer et d’une durée réduite. L’aidant est autonome dans la réalisation des exercices, pouvant s’adapter aux priorités familiales, professionnelles et liées à l’aide. Cet aspect est important car des aidants sont amenés à quitter des dispositifs de soutien en raison d’impondérables ou de leur état d’épuisement. Cette stratégie en ligne se veut donc complémentaire des soutiens existants. Tout en répondant à des enjeux d’inégalités de territoires et de nombre croissant d’aidants, PACIC a pour but d’accompagner les aidants chez eux, au plus près de leur vie quotidienne et relationnelle.
PACIC suit deux phases. La 1ere étudie les conditions d’acceptabilité du projet à l’aide de méthodes qualitatives : l’analyse thématique de 30 entretiens d’aidants sur leurs motivations et leurs attentes, et des focus groups avec 20 professionnels sur l’acceptabilité par les aidants ainsi que leur propre regard. La phase II sera dédiée à l’évaluation des interventions. Près de 350 aidants de personnes avec une MA vont être randomisés dans les trois approches testées durant 8 semaines et dans un groupe d’informations pris comme référence. Les effets des interventions seront testés immédiatement à la fin du programme puis le maintien de ces effets 6 mois plus tard.
Ce projet aboutira à un site pérenne de soutien en ligne basé sur l’intégration des meilleurs exercices parmi les trois interventions testées. Un tel site permettra de personnaliser le soutien en proposant à chaque aidant une combinaison flexible d’exercices et une fréquence d’usage du site en fonction de son profil et de l’évolution de ses besoins.

UTEP

Date: 2017-2020

Financement du projet: Ministère de la Santé, PHRIP

Porteur du projet: Sophie Lelorain & Maryline Bourgoin (CHRU Lille)

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PERCERA

Date: 2016-2021

ANR: JCJC

Porteur du projet: Solène Kalénine

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Résumé: Le projet s’intéresse à la question générale des interrelations entre perception, action et cognition, considérées ici comme des sources de changement. Si la manière avec laquelle les individus perçoivent et se représentent leur environnement dépend de leur propre répertoire d’actions, alors les changements dans ce répertoire d’actions entraineront des modifications dans la perception et la représentation de l’environnement. Les travaux sur la planification de l’action indiquent que de multiples représentations d’actions guident la réalisation des actions et que la compétition entre ces représentations affecte leur exécution. De plus, l’exécution réelle des actions d’une part, et la perception des actions et celle des objets d’autre part, seraient sous-tendues par des processus similaires. Nous envisageons donc que la compétition entre représentations d’actions affecte également la perception. Par ailleurs, le recrutement et la gestion des représentations d’action peuvent évoluer au cours du développement et changer sous la pression de facteurs contextuels et environnementaux. Par conséquent, le projet vise à identifier les mécanismes qui sous-tendent la compétition entre représentations d’action au cours de la perception des objets et des actions. Il a également pour ambition de mettre en évidence les changements dans le traitement perceptif qui peuvent être causés par les modifications développementales et contextuelles du traitement de l’action.
Le projet envisage un modèle des représentations d’action à plusieurs niveaux et se centrera sur trois objectifs. Chaque objectif combine les problématiques et méthodes de la psychologie cognitive, développementale et sociale, et des neurosciences à travers les expertises complémentaires de quatre jeunes chercheurs situés dans le nord de la France. L’objectif 1 est d’étudier les changements développementaux, contextuels, et sociaux qui se produisent dans l’évocation et la gestion des représentations gestuelles au cours de la perception d’objet. Des données préliminaires indiquent que la perception d’objets associés à des gestes structuraux et fonctionnels distincts entraine un coût de traitement. Dans trois études comportementales, nous évaluerons comment ce coût évolue avec l’âge (enfants, adultes jeunes et âgés) et comment il peut être modulé par les conditions de présentation de l’objet et par des variables sociales comme le pouvoir. La perception d’objet sera examinée à l’aide d’un paradigme en réalité virtuelle récemment développé. L’objectif 2 est de tester l’organisation hiérarchique des représentations d’action et de spécifier comment et quand les représentations du geste et de l’intention participent à la compréhension des actions. Dans quatre études, nous identifierons la dynamique temporelle du décodage des actions aux niveaux comportemental et cérébral et nous testerons comment les contextes visuel et social modifient cette dynamique. Des images d’actions contenant des violations de geste ou d’intention ont été élaborées dans ce but. L’objectif 3 est d’identifier les marqueurs neuronaux du conflit entre représentations d’actions en perception à l’aide de l’électroencéphalographie. Une étude sera centrée sur le conflit entre gestes distincts au cours de la perception d’objet (cf. objectif 1), une autre sur le conflit entre représentations de geste et d’intention incongruentes au cours de la perception d’action (cf. objectif 2). Les résultats alimenteront les conceptions théoriques sur la perception, la sémantique de l’action, et la cognition incarnée. Ils permettront également de déterminer les périodes de la vie au cours desquelles la perception est particulièrement affectée par la compétition entre représentations d’actions et d’identifier les facteurs qui pourraient réduire le coût de cette compétition. Ils auront un impact notable dans les domaines de l’éducation, de la réhabilitation des déficits neurologiques et de l’innovation technologique liée à l’image.

APPREL 2

Date: 2016-2021

ANR: PRC

Porteur du projet: Séverine Casalis

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Résumé: Le projet APPREL2 vise à rendre compte de l’apprentissage et du développement du lexique en langue seconde (L2) dans un contexte d’apprentissage scolaire. Les caractéristiques de ce contexte sont que les enfants sont aussi en cours d’apprentissage de la lecture, et que l’exposition à la L2 est quantitativement faible. Le projet s’appuie sur le cadre structuré des modèles cognitifs de reconnaissance de mots chez les experts bilingues (modèles BIA et BIA+, Dijkstra, et al, 1998 ; Dijkstra & van Heuven, 2002), et sur le cadre des travaux développés dans le domaine de l’apprentissage de la lecture (Ehri, 2014). Précisément, le projet vise à tester une version développementale de modèle de reconnaissance de mots en langue seconde, BIA-d et étendre ce modèle en y intégrant la dimension phonologique. Cette approche sera complétée par une perspective didactique des langues qui vise à connecter nos situations expérimentales à des situations de classes, et à situer la reconnaissance de mots (visuelle) dans un spectre plus large de compétences et connaissances émergentes en L2. Les objectifs scientifiques sont les suivants. Il s’agit de mettre en évidence la façon dont les mots de la L2 sont progressivement intégrés dans le lexique, et d’analyser comment les propriétés lexicales et infralexicales de la langue 1 (L1) et L2 interagissent. Il s’agit également d’évaluer comment le traitement des mots en L2, notamment écrits, évolue en fonction de l’âge des enfants, et donc de leur compétence en lecture. On examinera plus précisément le traitement de l’orthographe au cours de l’apprentissage de mots en L2. Les relations entre le développement du lexique en L2 et les compétences de lecture seront également examinées à travers l’impact qu’ont les situations d’immersion scolaire dans l’apprentissage d’une troisième langue. L’enjeu est ici de localiser les bénéfices reliés à l’apprentissage précoce de deux langues, et la maîtrise de deux systèmes de correspondance graphème-phonème. Le projet est organisé en cinq tâches. La première consiste à élaborer une base de données lexicales, à partir de manuels, pour l’anglais écrit au collège. Des analyses quantitatives définiront les caractéristiques lexicales et sous lexicales des mots. Les tâches suivantes visent à rendre compte de l’acquisition de mots en L2/L3. Les quatre tâches suivantes sont organisées en fonction de l’âge des participants -conduisant à l’utilisation de paradigmes différents: apprentissage de mots à l’âge primaire vs reconnaissance de mots au niveau collège-, et le contexte de l’apprentissage de la L2 ou L3 (traditionnel ou après une immersion partielle en L2). La tâche 2 vise à évaluer le développement de la reconnaissance de mots en anglais L2 au collège, en examinant, au travers de plusieurs expériences, le traitement des informations lexicales et infralexicales en L2, en tenant compte des propriétés de la L1. La tâche 3 vise à évaluer les effets de la situation d’immersion en L2 lors de l’apprentissage d’une L3, en termes de reconnaissance de mots. La tâche 4 vise à évaluer, au travers des expériences d’apprentissage conduites chez des enfants apprentis lecteurs d’école primaire, la contribution des informations orthographiques dans la mémorisation de mots en L2. La tâche 5 évalue, à travers des expériences d'apprentissage de mots en L3 l'impact de la situation d'immersion en L2, en manipulant notamment la proximité linguistique des mots en L2/L3.
Ce projet rassemble des chercheurs en psychologie spécialisés dans l’apprentissage de la lecture, de l’apprentissage L2 et dans l’analyse de bases de données ainsi que des chercheurs en didactique des langues. Un livrable du projet est la réalisation d’une base de données lexicales pour l’anglais L2 au collège, Des articles scientifiques seront soumis dans des revues à fort impact, et des conférences et articles de diffusion professionnelle seront proposées aux acteurs de l’enseignement des langues au primaire et collège.